Paroles de victimes


Trois clips vidéo présentent des situations de victimes

 

 

 

 

 

 

 

Témoignages de victimes qui ont eu recours à une de nos associations

 

Comment l'association d'aide aux victimes vous a soutenu ? 

Cédric, Toulouse, Juriste. 32 ans.
Gravement blessé dans l'accident de TER, à Gimont, fin septembre.

« Le lendemain de la collision entre le train et le camion, aux urgences, on m'a montré La Dépêche : il y avait un article sur l'accident avec les coordonnées de l'association d'aide aux victimes. Le 4 octobre, j'ai eu rendez-vous avec une psychologue que j'ai revue cinq fois, entre 1 h 30 et 2 heures. Le fait que ce ne soit pas chronométré, c'est important quand on a besoin de parler. Et puis, n'ayant pas un salaire élevé, ça m'a permis d'avoir un suivi important sans me demander si je pouvais me le permettre. L'association m'a aussi aidé à monter un dossier pour être indemnisé. Bien que travaillant dans le droit social, sans l'association, j'aurais perdu du temps. Cette association permet d'avoir un accès rapide et clair au droit. C'est le lien indispensable entre les victimes, la justice et les auteurs d'agression. J'ai été interloqué quand j'ai appris qu'elle avait des difficultés. Je pensais qu'elle était intégralement financée par l'État. Dès que j'aurai l'indemnisation, je ferai un don pour les remercier de ce qu'ils m'ont apporté, c'est certain, car ils sont là du début à la fin. »

 


Céline, Gers, Educatrice. 39 ans. En 2009, elle a été agressée de nuit par son ex compagnon.

« Après l'agression, je ne voulais rien dire. J'avais honte. Ce sont les enfants que je gardais qui ont parlé le lendemain. Deux jours après, j'ai fait une déposition à la gendarmerie. C'est eux qui ont prévenu l'association d'aide aux victimes. J'ai très vite été reçue. L'intervenant m'a tendu la perche pour raconter, et m'a déculpabilisée. C'est quelqu'un à qui on peut tout confier sans être jugée. Il a su refaire le puzzle, même s'il y a toujours la cicatrice. Il m'a conseillé de porter plainte. Une dame de l'association m'a accompagnée au procès ; ça m'a fait du bien, comme la condamnation de mon ex. C'était important que je sois reconnue comme victime, notamment pour ceux qui minimisaient en disant que c'était juste une gifle ou deux. Mais c'était pas une gifle ou deux ! Après ça, je ne pensais jamais pouvoir remercier l'association à sa juste valeur. Des gens qui vous tendent la main sans rien demander au bout, c'est tellement rare ! C'est pour ça que j'ai accepté de témoigner. Il faut que cette association ait les moyens de continuer à fonctionner. »
 

 

Laurent, Auch, Chauffeur. 35 ans. Sa nounou a frappé son fils de sept mois.

« C'est au tribunal qu'on nous a parlé de l'association d'aide aux victimes, qui nous a mis en relation avec une association spécialisée qui s'est constituée partie civile avec nous, ce qui nous a permis d'avoir l'appui de son avocat spécialiste dans les traumatismes crâniens chez les nourrissons.

En parallèle, on pouvait passer à l'association d'aide aux victimes quand on voulait. ça fait du bien d'être écouté. À l'approche du procès, ils nous ont expliqué comment ça allait se passer. A l'audience, deux intervenantes de l'association d'aide aux victimes étaient présentes. Elles nous ont fait un débriefing. Un mois après, l'une d'elles nous a raccompagnés au délibéré. Elle nous a expliqué la sanction pénale, car c'est pas évident à accepter juste 4 mois avec sursis vu le mal qui a été fait à notre enfant; je m'attendais à plus. Aujourd'hui, on a tourné la page, grâce à la condamnation et à l'association. C'est bien de soutenir les associations qui s'occupent des victimes. J'aimerais que ceux qui décident du montant des subventions prennent conscience que ça peut arriver à tout le monde d'être victime. »