Ne restez pas seul avec vos problèmes, appelez le 08VICTIMES - 08 842 846 37 (n° non surtaxé, accessible tous les jours de l'année), nous sommes là pour vous aider !
 
L'écoute privilégiée et professionnelle effectuée par l'accueillant d'une association d'aide aux victimes doit permettre d'identifier le sentiment d'isolement et la souffrance psychologique des victimes (peur, culpabilité, agressivité, problèmes de sommeil, ou tout autre changement physique ou psychologique...).
 
L'association d'aide aux victimes va pouvoir vous proposer une aide psychologique gratuite à vous, comme aux membres de votre famille. Ce soutien psychologique concerne les conséquences directes de l'infraction (ou de l'événement), il permet de vous libérer par la parole, dans un cadre sécurisant, empathique, et sans jugement.
 
Cette aide psychologique est effectuée par des psychologues cliniciens professionnels, formés à la victimologie, et est proposée gratuitement aux victimes.

Le soutien psychologique aux victimes s’est considérablement développé ces dernières années. Ce développement répond à une attente des victimes et la nécessité des soins psychiques des victimes traumatisées par un événement grave n’est plus à démontrer. En revanche, la multiplication des intervenants et des structures d’aide a brouillé la lisibilité à la fois du terme de « victime », de « traumatisme » et de l’aide apportée. Ces termes sont aujourd’hui galvaudés (par exemple, on n’est plus malade ou atteint d’un cancer mais « victime » d’un cancer, on est « traumatisé » par l’annonce d’un décès ou par la perte d’un troupeau de vaches folles…).

Or, ces concepts font référence à des champs épistémologiques bien circonscrits. L’aide aux victimes concerne des personnes qui ont subi une infraction pénale, une catastrophe collective ou un accident de la voie publique. Ces événements peuvent provoquer un traumatisme psychique, lorsque sa durée, son intensité ou sa gravité représente une menace vitale pour les personnes qui y ont été directement exposées. On ne peut pas être traumatisé si l’on n’est pas soi-même directement confronté à l’événement, et l’on ne peut pas être traumatisé par procuration (récit, images télévisuelles…).

En revanche, il importe de ne pas négliger les répercussions sur les proches, qui sans être des victimes directes, et sans être traumatisés, peuvent avoir subi un choc psychologique majeur, voire présenter un deuil traumatique, lorsque la victime directe a disparu suite à l’événement.

L’avantage certain des associations d’aide aux victimes est la pluridisciplinarité des intervenants juristes, travailleurs sociaux et psychologues. Le soutien psychologique s’inscrit dans une prise en charge globale où l’ensemble des répercussions de l’infraction sera traité : traumatisme psychique des victimes directes, deuil traumatique ou choc psychologique des proches, atteintes sociales, réparation des préjudices sur les scènes judiciaires et indemnitaires. Les associations d’aide aux victimes ont également l’avantage d’offrir un espace de paroles aux victimes, non psychiatrisé d’emblée, et qui sont l’expression de la solidarité collective. 

Les missions des psychologues de l'aide aux victimes sont bien sûr le soutien psychologique des victimes, directes ou indirectes, à titre individuel ou collectif, mais aussi une explication et un accompagnement des victimes aux étapes importantes de la procédure, un accueil et une orientation des proches des victimes. Les psychologues n'ont pas vocation dans la majeure partie des cas à intervenir dans l'urgence mais plutôt dans le post-immédiat et le moyen terme. Et le soutien psychologique au sein de l'association est limité dans le temps ; traditionnellement il est effectué le temps de la procédure pénale, ou une durée équivalente. Les psychologues des associations peuvent être amenés à vous orienter vers des ressources thérapeutiques extérieures du secteur public, qui est gratuit ou remboursé par la sécurité sociale. En font partie les hôpitaux, les dispensaires, les centres médico-psychologique (CMP) pour enfants et adultes, et les centres médico-psycho-pédagogique (CMPP), uniquement pour les enfants.

Certaines associations ont mis en place des groupes de parole ou des débriefings psycho dynamiques pour certaines victimes. 

 
Comment distinguer le stress et le trauma consécutif à une infraction ?

LE STRESS
Le stress est une réaction biologique, physiologique et psychologique d’alarme face à une situation de menace ou de danger. Lorsque l’on est soumis à une agression ou une menace quelle qu’elle soit, on y répond par une réaction de stress. Ainsi, on comprend que la fonction première du stress est de s’adapter à la situation de danger : il mobilise l’énergie nécessaire à l’évaluation de la situation, à la prise de décision.

Néanmoins, parfois, nos capacités peuvent être débordées et la tension liée à la situation de menace ou de danger peut être déchargée sous forme d’agressivité, de fuite, d’agitation, de conduites automatiques voire même de stupeur. A ces réactions peuvent également s’ajouter des réactions somatiques (accélération du rythme cardiaque, tensions musculaires,…).

Le stress est consommateur d’énergie et peut entraîner une sensation d’épuisement intense. Il dure généralement quelques heures et s’éteint, dans le cas les plus intenses, dans les 48 à 72 heures.

 

LE TRAUMATISME PSYCHIQUE
Lorsqu’une victime est confrontée, exposée, à un événement grave, intense, violent, qui représente une menace vitale (atteinte à son intégrité physique ou psychique), elle peut manifester des difficultés physiques ou psychiques en lien avec un traumatisme psychique.

Le traumatisme est en lien avec une confrontation directe avec une menace vitale qui entraîne l’effroi et, la victime n’est pas préparée à cette rencontre. Cette expérience se traduit alors par un vécu de surprise, de frayeur, d’horreur. L’effroi se distingue en effet de la peur qui suppose un objet défini et de l’angoisse qui désigne un état d’attente du danger et de préparation à celui-ci, même s’il est inconnu.

Il est important de souligner que le traumatisme psychique résulte d’une perception ou d’une sensation. Ainsi, cela suppose d’être présents au moment de l’événement, d’y être directement exposé : il n’existe pas de traumatisme par procuration (images, récits,…)

Le traumatisme psychique se caractérise par divers symptômes dont l’intensité et la durée varient d’une personne à une autre. Ainsi, après un événement tel que décrit, les symptômes du traumatisme peuvent apparaître rapidement après l’évènement ou être différé dans le temps et refaire surface beaucoup plus tard (par exemple à une date anniversaire).

 

Le numéro national 08VICTIMES

Numéro national d’aide aux victimes
(prix d’appel local depuis un poste fixe)
7 jours sur 7 de 9h00 à 21h00
pdf Fiche pratique MJ - 08VICTIMES (201.34 KB)

Le 08VICTIMES est le numéro national d'aide aux victimes, qui a été mis en place par le gouvernement en 2001, sous l'égide du ministère de la Justice.

Vous avez été victime, d’une agression, d’un vol, d’un cambriolage, de violences physiques, sexuelles ou d’autres infractions mais également d’un accident de la circulation, vous trouverez à ce numéro une écoute attentive par des professionnels et une orientation vers une association d’aide aux victimes proche de votre domicile qui pourra vous aider, ou vers d’autres services spécialisés. Vous avez besoin d’aide, ce numéro est pour vous.
08VICTIMES, soit le 08 842 846 37 (numéro non surtaxé, prix en fonction de l'opérateur).
 
Contact par mail pour les personnes malentendantes ou les personnes qui souhaitent avoir un contact écrit : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.